EUTHANASIE : CORALIE - LOI 2013 ?

Au-delà des DOGMES et des CLIVAGES POLITIQUES, ce blog pour contribuer à faire ÉVOLUER les mentalités afin que soit ENFIN VOTÉE une LOI de LIBERTÉ de CHOIX pour une FIN de VIE DÉCENTE, SANS VIOLENCE, en toute TRANSPARENCE et dans le RESPECT le plus total du MALADE et de ses PROCHES, pour encourager ceux qui SUBISSENT de telles ÉPREUVES !

JE MILITE POUR VOUS, POUR NOUS, POUR QUE CESSENT ENFIN LES MAGOUILLES POLITICO-MÉDICO -PHARMATICO-RELIGIEUSES !!!

jeudi 13 août 2009

LA VRAIE VIE DES VRAIS GENS !

Vous que personne n'écoute
ou que personne n'aide
PUBLIEZ ICI

votre histoire
vos témoignages
vos souffrances

vos réactions
vos commentaires
vos encouragements

vos "coups de gueule"...


Pour écrire, cliquez en bas de page ou ci-dessous sur "commentaires"

Ci-dessous, les commentaires intéressants de M. Eric FOLOT, juriste (étudiant avocat au Québec, CANADA) : - OUI à l'aide au SUICIDE, mais NON à l'EUTHANASIE !

--------------------------------------------------------------
Suite à mon action militante, je reçois régulièrement des e-mails ou des appels téléphoniques, parfois très difficiles à gérer...

Exemple : je ne peux oublier les nombreux APPELS AU SECOURS d'Alexandre (de PARIS) qui, en désespoir de cause, me demandait instamment de l'AIDER à se SUICIDER, chez moi, à mon domicile, dans ma salle de bain, dans ma baignoire !!!...
à méditer !!!

L'EUTHANASIE ? Les personnes qui ne l'ont PAS VÉCU ne peuvent comprendre l'ampleur des DRAMES HUMAINS et de CONSCIENCE qui se jouent...

5 commentaires:

Ethos a dit…

OUI à l'aide au suicide, mais NON à l'euthanasie !

Au sujet de la différence entre l'euthanasie et l'aide au suicide, il faut distinguer entre les arguments juridiques, éthiques et religieux. On ne peut pas simplement affirmer sans nuance qu'il n'existe pas de différence entre les deux : dans un cas c'est le patient lui-même qui s'enlève la vie (aide au suicide) alors que dans l'autre c'est le médecin qui la retire. Il faut d'abord préciser sur quel terrain (juridique, éthique ou religieux) on tire notre argumentation. Si l'on se situe sur le terrain de l'éthique, on peut raisonnablement soutenir qu'il n'existe pas de différence. Cependant, si l'on se situe sur le terrain juridique, il existe toute une différence entre l'euthanasie (qualifié de meurtre au premier degré dont la peine minimale est l'emprisonnement à perpétuité) et l'aide au suicide (qui ne constitue pas un meurtre, ni un homicide et dont la peine maximale est de 14 ans d'emprisonnement). Dans le cas de l'aide au suicide, la cause de la mort est le suicide du patient et l'aide au suicide constitue d'une certaine manière une forme de complicité. Mais comme la tentative de suicide a été décriminalisée au Canada en 1972, cette complicité ne fait aucun sens, car il ne peut exister qu'une complicité que s'il existe une infraction principale. Or le suicide (ou tentative de suicide) n'est plus une infraction depuis 1972. Donc il ne peut logiquement y avoir de complicité au suicide. Cette infraction de l'aide au suicide est donc un non-sens.

En revanche, l'euthanasie volontaire est présentement considérée comme un meurtre au premier degré. Le médecin tue son patient (à sa demande) par compassion afin de soulager ses douleurs et souffrances. Il y a ici une transgression à l'un des principes éthiques et juridiques des plus fondamentaux à savoir l'interdiction de tuer ou de porter atteinte à la vie d'autrui. Nos sociétés démocratiques reposent sur le principe que nul ne peut retirer la vie à autrui. Le contrat social « a pour fin la conservation des contractants » et la protection de la vie a toujours fondé le tissu social. On a d'ailleurs aboli la peine de mort en 1976 ! Si l'euthanasie volontaire (à la demande du patient souffrant) peut, dans certaines circonstances, se justifier éthiquement, on ne peut, par raccourcit de l'esprit, conclure que l'euthanasie doit être légalisée ou décriminalisée. La légalisation ou la décriminalisation d'un acte exige la prise en compte des conséquences sociales que cette légalisation ou cette décriminalisation peut engendrer. Les indéniables risques d'abus (surtout pour les personnes faibles et vulnérables qui ne sont pas en mesure d'exprimer leur volonté) et les risques d'érosion de l'ethos social par la reconnaissance de cette pratique sont des facteurs qui doivent être pris en compte. Les risques de pente glissante de l'euthanasie volontaire (à la demande du patient apte) à l'euthanasie non volontaire (sans le consentement du patient inapte) ou involontaire (sans égard ou à l'encontre du consentement du patient apte) sont bien réels comme le confirme la Commission de réforme du droit au Canada qui affirme :

« Il existe, tout d'abord, un danger réel que la procédure mise au
point pour permettre de tuer ceux qui se sentent un fardeau pour
eux-mêmes, ne soit détournée progressivement de son but premier,
et ne serve aussi éventuellement à éliminer ceux qui sont un
fardeau pour les autres ou pour la société. C'est là l'argument dit du
doigt dans l'engrenage qui, pour être connu, n'en est pas moins
réel. Il existe aussi le danger que, dans bien des cas, le
consentement à l'euthanasie ne soit pas vraiment un acte
parfaitement libre et volontaire »

Eric Folot

Silviane Le Menn - www.abadennou.fr a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Ethos a dit…

Mme Le Menn,

Je suis juriste et particulièrement fier de l'être d'autant que comme disait Lacordaire : « Entre le faible et le fort, entre le pauvre et le riche, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui affranchit ». La loi est donc nécessaire pour protéger les personnes les plus vulnérables de la société.

Mon argumentation contre l'euthanasie ne repose pas sur des assises éthiques ou religieuses, mais légales. Comme la Commission de réforme du droit au Canada, je ne crois pas qu'il soit possible d'avoir une réglementation qui supprime tous abus.

Pour terminer, je suis agnostique et n'appartient à aucune secte. J'aurais donc apprécié que vous témoigniez un tant soit peu de respect à mon égard et à l'égard de l'argumentation que je déploie.

merci

Eric Folot

Silviane Le Menn - www.abadennou.fr a dit…

Cher Eric (du CANADA), étudiant AVOCAT, merci de votre message mais vous êtes JEUNE et vous parlez en JURISTE...

La SOUFFRANCE des gens ne se résument pas aux LOIS. Par contre, la LIBERTE de CHOIX de FIN de VIE (la MORT) a besoin d'une LOI, justement pour éviter les ABUS... notamment les EUTHANASIE CLANDESTINES qui se passent AUSSI en milieu HOSPITALIER en FRANCE !

Vous oubliez que la LOI demandée en FRANCE est assortie d'un PROTOCOLE et ne pourra se faire sans la CONCERTATION du corps MEDICAL, du MALADE et de sa FAMILLE.

Bien Cordialement.

Silviane Le Menn
QUIMPER (FRANCE)
www.abadennou.fr

jacqueline salenson a dit…

oui au suicide accompagné (c'est le terme de Dignitas) dès lors que l'état de santé est tel qu'il rend la vie insupportable pour celui qui demande de l'aide et que c'est incurable
oui, aussi à l'euthanasie, car comment se suicider quand on est comme vincent humbert,bloqué snas défenses sur un lit d'hôpital? il faut bien un tiers alors pour aider la mort
par contre, NON à l'idée de consentement à l'euthanasie:
cela sous entend que l'idée ne vient pas de la personne concernée, mais d'une autre... attention alors aux dérives!
il doit y avoir demande de l'intéressé (directe, ou par directives anticipées) pour qu'on commence à se poser la question: est-ce le moment pour aider la mort, ou peut-on encore tenter quelque chose?